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jeudi 18 octobre 2007

Le Poème de l'Âme [05]


Le Poème de l'Âme [05] - Souvenirs du Ciel (1854), de Louis Janmot


"Ensemble, leur Âmes se joignant pour créer l'Amour Parfait, nos deux protagonistes arrivent à toucher à certains "Souvenirs du Ciel", des visions communes où ils devinent la Possibilité de l'Élévation, le fond de Bonté en chacun, l'ayant d'abord vu chez des êtres angéliques. Évangeline et Pierre flottent au dessus du sol, tendant les bras vers une réalité distincte, antérieure et à venir tout à la fois. Même enfants, ils cherchent autre chose."

--- Tiré de Marla & Philippe, Chapitre 9

samedi 13 octobre 2007

Le Poème de l'Âme [02]


Le Poème de l'Âme [02] - Le Passage des Âmes (1854), de Louis Janmot


"Le Périple est entamé par "Le Passage des Âmes", où un ange stoïque et impassible quitte la horde céleste pour traverser la Frontière qui sépare les Bénis des Damnés, tournant le dos à la Félicité et contournant la Souffrance, levant même le nez sur Prométhée qu'un Aigle est en train d'éventrer, encore une fois, éternellement, privilégiant sa Mission Divine par-dessus tout, c'est-à-dire le transport de l'Enfant vers le Monde Terrestre et Mortel.

C'est sublime et impitoyable; bien malgré moi mes yeux vont et reviennent sur le supplice de Prométhée. Comme l'ange de l'extrême gauche j'ai envie de perdre la vision."
--- Tiré de Marla & Philippe, Chapitre 9

jeudi 11 octobre 2007

Le Poème de l'Âme [01]



Le Poème de l'Âme [01] - Géneration Divine (1854), de Louis Janmot


"J'arrive ensuite au très intéressant "Poème de l'Âme" de Janmot, suite de nombreuses toiles qui semblent raconter la progression de l'âme d'un jeune homme et d'une jeune femme. Je m'arrête longtemps devant chacune des "étapes", essayant de bien comprendre ce que le peintre essayait de nous dire, dans chaque peinture individuelle mais aussi dans la progression de l'ensemble.

C'est par la "Génération Divine" que tout commence. L'enfant est central, au cœur de toute une légion symétrique de créatures angéliques qui cadrent (et encadrent, je suppose) les nouveaux parents qui (évoquant Joseph et Marie) lovent leur petite création enfantée, eux-mêmes épaulés par Dieu, figure autoritaire et paternelle, barbue, sévère comme un Lion. L'ensemble dégage une sérénité qui n'est cependant pas complètement agréable. C'est le barbu qui me regarde qui vient me déranger. Ça, et le fait que l'ange du bas, celui qui soutient l'espèce de ruban ou d’étendard, me ressemble assez."
--- Tiré de Marla & Philippe, Chapitre 9